jeudi, 17 avril 2008
Une journée à l'assemblée nationale
Mercredi 16 avril, je suis allé, avec mes camarades du mouvement des jeunes socialistes de Meurthe et Moselle, a la découverte de l'assemblée nationale sur invitation de notre député, Hervé Féron.
Plusieurs choses semblent ressortir de cette visite:
Nous voulons tous devenir fonctionnaire a l'assemblée nationale, l'échelon le plus bas de cette institution étant (de l'aveux de notre guide) rémunéré a hauteur de 2400€ net par mois. Avouons que même pour la capitale, et avec les frais inhérents à la vie parisienne, il s'agit la d'un salaire fort confortable que beaucoup envieront.
Ensuite, les députés travaillent!!! Si si mesdames et messieurs, faisons taire les mauvaises langues, leur présence dans l'hémicycle est effectivement sporadique, mais ils sont malgré tout bien présent sur les lieux. Nous avons eu l'occasion d'en croiser plusieurs au détour des couloirs. Ces fameuses commissions auxquelles font sans cesse référence nos politiques auraient donc une existence réelle?
Dans un contexte plus fonctionnel, c'est beaucoup plus petit qu'a la télé. C'est-à-dire que toute personne dépassant les 1m75 aura beaucoup de mal à faire tenir ses jambes entre son siège et la rangée du dessous. Nous n'avons certes pu accéder qu'aux tribunes des visiteurs mais les députés ne m'ont, sur ce point, pas parus beaucoup mieux lotis que nous (j'imagine avec peine les interminables séances de débat passé a se contorsionné en vain a la recherche d'une position confortable).
Nous nous sommes après notre repas rendu à la séance de questions au gouvernement ou nous devions, malgré notre grande frustration, et pour reprendre les termes exact de l'invitation, "observer le silence et ne donner aucune marque d'approbation ou de désapprobation".
Autant vous dire qu'il faut pour cela une volonté de fer lorsque dés les premières interventions, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, interrogé par le député Juanico sur la détérioration prévisible des conditions d'enseignements a la rentrée prochaine, nous répond avec mépris, après avoir rappelé la création d'un temps de soutient supplémentaire pour les élèves en difficultés:
"Enfin me diriez vous tout simplement que ses nouveaux services auraient été assuré par des professeurs, alors que nous avons aujourd'hui plus d'un professeur sur trois qui accepte de faire en heures supplémentaires les services dont les élèves ont besoin".
S'il en était encore besoin la preuve est donc faite, le gouvernement préfère faire travailler plus des enseignants dont les conditions de travail ne cesse de se dégrader, qu'offrir à d'autre un emploi mérité et utile.
Saluons malgré tout, et pour finir sur une note moins révolté, la prestation de Madame la députée Brunel (UMP), qui a dénoncé sur les bancs même de la majorité les injustices et inégalités engendrés par le paquet fiscal offert en début de mandat par monsieur Sarkozy a ses électeurs les plus fortunés.
Pour la prochaine fois c'est décidé, je reste devant ma télé, la je pourrais hurler mon mécontentement sans risquer l'intervention d'un fonctionnaire surpayé. (Ben oui, avec un salaire pareil, ils peuvent faire du zèle!!!)
(Vous pouvez visualiser intégralement la séance ici: http://www.assemblee-nationale.fr/13/vod/videoquestions/0... )
15:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Je vous ai cherchés du regard en regardant la 3 hier! En tout cas, ravi de voir que même les députés UMP ne rentrent pas dans le rang et dénoncent les injustices qu'ils ont eux-mêmes votées! Comme quoi, mieux vaut tard que jamais.
Ecrit par : Maxime | jeudi, 17 avril 2008
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