mercredi, 23 avril 2008

Paris sauverait elle l'honneur de la France?

1801123808.jpgA l'heure ou le président Sarkozy, et l'ensemble du corps diplomatique français "baisse leur culotte" devant la chine, au nom d'intérêts économiques, on ne peut que saluer l'initiative du maire de Paris, Bertrand Delanoë, de nommer le Dalaï-lama et le dissident chinois Hu Jia, citoyens d'honneur de la ville de paris. Et ceci malgré les pressions de l'ambassade de Chine qui a, rappelons le, envoyé un courrier a chacun des conseillers afin de les dissuader d'honorer le chef Tibétain.

Ainsi, si la lettre du Président a l'escrimeuse handicapée Jing Jing, afin de lui présenter les excuses de la France, pour la bousculade dont elle a été la victime à Paris lors du passage de la flamme olympique, m'apparaît comme juste. La succession de courbettes que les émissaires et diplomates français exécutent actuellement devant les autorités chinoise le semble beaucoup moins.

 

Je ne pense pas qu'il soit de bon goût pour la France de se soumettre a chacun des communiqués de la diplomatie chinoise. En qualifiant, comme le fait le porte parole du ministère des affaires étrangères (reprenant ici les termes de l'ambassade chinoise), la décision parisienne de "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". N'est ce pas le gouvernement qui dans ce cas précis effectue lui, une ingérence dans les affaires de la municipalité parisienne?  

 

Ou est donc ce vieux pays, cette France d'un vieux continent qui en février 2003 faisait passer ses convictions profondes avant les intérêts économiques et les sanctions financières dont nous menacés les état unis? Est elle morte le 6 mai 2007 avec l'élection de ce président bling bling qui n'a cessé depuis de courber l'échine face à toutes les grandes puissances de ce monde? Saluant l'élection truqué de Poutine en Tchétchénie et déroulant le tapis rouge pour le dictateur libyen?  Et tout ceci au nom de contrats industriels et financiers?  

 

Oui les intérêts français dans le monde doivent être préservé, mais pas en sacrifiant notre honneur et nos convictions sur l'autel de l'économie mondiale.

jeudi, 17 avril 2008

Une journée à l'assemblée nationale

Mercredi 16 avril, je suis allé, avec mes camarades du mouvement des jeunes socialistes de Meurthe et Moselle, a la découverte de l'assemblée nationale sur invitation de notre député, Hervé Féron.

 

Plusieurs choses semblent ressortir de cette visite:

Nous voulons tous devenir fonctionnaire a l'assemblée nationale, l'échelon le plus bas de cette institution étant (de l'aveux de notre guide) rémunéré a hauteur de 2400€ net par mois. Avouons que même pour la capitale, et avec les frais inhérents à la vie parisienne, il s'agit la d'un salaire fort confortable que beaucoup envieront.

Ensuite, les députés travaillent!!! Si si mesdames et messieurs, faisons taire les mauvaises langues, leur présence dans l'hémicycle est effectivement sporadique, mais ils sont malgré tout bien présent sur les lieux. Nous avons eu l'occasion d'en croiser plusieurs au détour des couloirs. Ces fameuses commissions auxquelles font sans cesse référence nos politiques auraient donc une existence réelle?

Dans un contexte plus fonctionnel, c'est beaucoup plus petit qu'a la télé. C'est-à-dire que toute personne dépassant les 1m75 aura beaucoup de mal à faire tenir ses jambes entre son siège et la rangée du dessous. Nous n'avons certes pu accéder qu'aux tribunes des visiteurs mais les députés ne m'ont, sur ce point, pas parus beaucoup mieux lotis que nous (j'imagine avec peine les interminables séances de débat passé a se contorsionné en vain a la recherche d'une position confortable).

 

Nous nous sommes après notre repas rendu à la séance de questions au gouvernement ou nous devions, malgré notre grande frustration, et pour reprendre les termes exact de l'invitation, "observer le silence et ne donner aucune marque d'approbation ou de désapprobation".

Autant vous dire qu'il faut pour cela une volonté de fer lorsque dés les premières interventions, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, interrogé par le député Juanico sur la détérioration prévisible des conditions d'enseignements a la rentrée prochaine, nous répond avec mépris, après avoir rappelé la création d'un temps de soutient supplémentaire pour les élèves en difficultés:

"Enfin me diriez vous tout simplement que ses nouveaux services auraient été assuré par des professeurs, alors que nous avons aujourd'hui plus d'un professeur sur trois qui accepte de faire en heures supplémentaires les services dont les élèves ont besoin".

S'il en était encore besoin la preuve est donc faite, le gouvernement préfère faire travailler plus des enseignants dont les conditions de travail ne cesse de se dégrader, qu'offrir à d'autre un emploi mérité et utile.

Saluons malgré tout, et pour finir sur une note moins révolté, la prestation de Madame la députée Brunel (UMP), qui a dénoncé sur les bancs même de la majorité les injustices et inégalités engendrés par le paquet fiscal offert en début de mandat par monsieur Sarkozy a ses électeurs les plus fortunés.

 

Pour la prochaine fois c'est décidé, je reste devant ma télé, la je pourrais hurler mon mécontentement sans risquer l'intervention d'un fonctionnaire surpayé. (Ben oui, avec un salaire pareil, ils peuvent faire du zèle!!!)

 

(Vous pouvez visualiser intégralement la séance ici:  http://www.assemblee-nationale.fr/13/vod/videoquestions/0...  )